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Bio


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BIOGRAPHIE

DEMARCHE ARTISTIQUE

PARCOURS

CV

Rizk el bilik 2017

La presse de Tunisie 2017

Art dans l’air 2017

Artnîm 2010





Biographie

Né en 1969, Pascal Mahaud vit et travaille à Montpellier. Artiste plasticien depuis une trentaine d’années, il déploie un parcours pictural et gravé substantiel dont la pratique est fondamentalement ancrée dans le dessin.
L’artiste aborde la gravure à partir de 2009 à la Maison de la Gravure Méditerranée, où il engage une phase d’expérimentation à partir de projets issus de la peinture. Cette pratique devient progressivement un médium central de son travail.
En 2021, il prolonge la conduite de sa pratique par une réflexion théorique, consacrée par l’obtention d’un Master 2 en Arts plastiques, parcours Pratiques plastiques contemporaines, à l’Université de Montpellier Paul-Valéry.
Depuis, il élabore une réflexion autour de la réification du corps. Entre dessin, gravure et installation, sa recherche est un questionnement face à l’exclusion croissante et à la pauvreté d’existence des personnes en situation de précarité, initiant un déplacement et un engagement du spectateur dans l’œuvre. En pensant des espaces qui préservent notre condition humaine tout en sondant les limites de nos libertés, son œuvre offre un espace d’expression qui permet de dénoncer l’aliénation de l’individu et de résister à la violente sujétion systémique de nos sociétés contemporaines, formant ainsi l’image ambivalente d’un individu à la fois libre et exclu. Le recours à la gravure en taille-douce, par la valorisation du geste et du temps de réalisation de l’œuvre, constitue un positionnement critique face aux processus d’industrialisation et de standardisation. Il y affirme l’importance du travail de la main, de l’« œuvrier », comme espace de résistance et d’affirmation d’une liberté du faire.
À partir de la veste de travail, motif envisagé comme artefact, l’artiste met en évidence la fonction protectrice du vêtement et sa dimension symbolique, dans un contexte où les conditions sociales et économiques de ceux qu’il représente demeurent fragiles. Cette veste devient le support d’une réflexion sur la préservation du geste, de l’amplitude du mouvement et, plus largement, de la dignité du travail manuel.












DEMARCHE ARTISTIQUE

« L’art n’est pas un miroir destiné à refléter la société, mais un marteau avec lequel on la façonne » *

Les individus sont pris au piège d’une forme de réification : le corps souffre, modelé, tourmenté par des modèles économiques aliénants. Le marteau se présente alors comme un outil potentiel d(e r)éveil, reliant l’esprit et le corps.

Cette recherche se veut être un questionnement face à l’exclusion croissante, à la pauvreté d’existence. Ainsi, elle initie un déplacement, un engagement du spectateur à l’œuvre. L’objectif est d’offrir un espace d’expression permettant de dénoncer l’aliénation de l’individu et de résister à cette violente sujétion systémique. Cela met en lumière le corps, sa capacité à agir, et réaffirme l’importance d’un "faire société" souvent négligé par le management néolibéral.

Quelle ambition pour ce "marteau" ?
Réinscrire l’homme au centre et lui redonner vie.

*Origine contestée : Vladimir Maïakovski ou Bertolt Brecht











PARCOURS

EXPOSITIONS INDIVIDUELLES
2025 〉 L’épaisseur du bleu, Maison de la Gravure Méditerranée, Castelnau-le-Lez
2024 〉 La Passion selon saint Jean, Église Saint Julien, Arles
2024 〉 La Passion selon saint Jean, Abbaye Saint-Michel de Frigolet, Tarascon
2023 〉 Le rêve en bleu, Atelier Laurence Allais, Lattes
2019 〉 UltraViolet, Utopie Visuelle, Galerie Elbirou, Juin, Sousse, Tunisie
2019 〉 Rizk el bilik, Maison des relations internationales, Octobre, Montpellier
2017 〉 22ième Parcours d’Ateliers d’Artistes de Montpellier, Espace culturel du CHU, Montpellier.
2017 〉 Rizk el bilik, Galerie ELBIROU, Sousse, Tunisie.
2017 〉 Rizk el bilik, Espace Tiziri 13, Sousse, Tunisie.
2017 〉 Huellas, exposition et performance, Espace Morastel Mauguio
2015 〉 2M² Substrat, installation, Espace culturel du CHU, Montpellier
2015 〉 Huellas exposition Espace culturel du CHU, Montpellier
2014 〉 Huellas Musée des Alpilles, Saint-Rémy-de-Provence
2009 〉 Être H, Espace Recto Verso, Montpellier
2006 〉 Mano a Mano, Espace Morastel, Mauguio
2006 〉 Pinocchio, Théâtre La Vista, Montpellier
2005 〉 Pinocchio, Théâtre Jean Vilar, Montpellier
2004 〉 Pinocchio Centre culturel, Lésignan Corbière
2003 〉 Mano a Mano, Hôtel des Barons de Lacoste, Pézenas
2002 〉 Mano a Mano, Musée taurin, Béziers
1999 〉 Galerie Dominique Roqueblave, Plaissan
1996 〉 Galerie du Haut Palmier, Montpellier
1995 〉 Galerie du Haut Palmier, Montpellier

EXPOSITIONS COLLECTIVES
2026 〉 La gravure aux Cent regards, la Villa des Cent regards, Montpellier.
2026 〉 Hommage à Patrice Vermeille, Artel Galerie, Montpellier.
2025 〉 Entre les bleus, La nuit des ateliers - Halle Tropisme, Montpellier.
2024 〉 La Rêve en Bleu, Galerie d’art contemporain, Auvers-sur-Oise
2019 〉 CH VIII.1, Exposition collective, Atelier Laurence Allais, Décembre, Lattes
2019 〉 UltraViolet, Utopies Visuelles, Art Gallery Elbirou, Sousse, Tunisie
2018 〉 Women’s Art, Montpellier
2017 〉 10 ans de gravure, Espace Saint Ravy, Montpellier
2017 〉 ART on the Beach, LE QG by Elbirou, Hammam Sousse, Tunisie
2014 〉 Passages, Installation, Espace culturel du CHU, Montpellier
2013 〉 Condition Humaine III, « de l’amour dans la peinture » Les artistes Nomades, Aubais
2011 〉 Point de non vue, installation, Espace Culturel CHU, Montpellier
2010 〉 Être H, Couleur et Méditerranée, Gruissan
2010 〉 Insaisissable, installation Colombière-sur-Orb
2002 〉 Représentation ville de Béziers à Heilbronn, Jumelage, Allemagne
2001 〉 Palais des Nations Unies (ONU), Genève, Suisse
2001 〉 Hôtel du département, Béziers
1998 〉 Galerie Pluriel Décor, Narbonne
1997 〉 Galerie Boris, Pézenas
1997 〉 Galerie Pluriel Décor, Narbonne
1995 〉 Galerie Paul Sibra, Castelnaudary

SALONS
2008 〉 Salon d’art et d’expression contemporaine d’Aubusson
2007 〉 Salon d’art contemporain, Arténîm Grenoble, espace Médias Forum, Grenoble
2006 〉 Salon Créativa, Barcelone, Espagne
2002 〉 Salon de peinture, Barcelone, Espagne
2000 〉 Salon des beaux-arts, Béziers
1999 〉 Salon des beaux-arts, Béziers
1999 〉 Salon « La Grande Motte expose », La-Grande-Motte
1998 〉 Salon des Occitans, Toulouse
1998 〉 Salon Prestige Inter Régions, Hôtel-Dieu, Toulouse
1998 〉 Salon d’octobre, Montauban
1998 〉 Salon Jules Verne, Nantes
1997 〉 Salon Prestige Inter Régions, Hôtel-Dieu, Toulouse
1996 〉 Salon Jules Verne, Nantes

PERFORMANCES
2015 〉 Huellas, Office de tourisme, Carnon
2015 〉 Huellas, Espace Culturel du CHRU, Montpellier
2012 〉 Huellas, Maison pour tous Paul Emile Victor, Montpellier
2011 〉 Huellas, atelier Gyrinus, journées andalouses, Frontignan
2011 〉 Huellas, Maison de la Gravure Méditerranée, Castelnau-le-Lez
2011 〉 Huellas, évènement Aubessessions, Montpellier
2010 〉 Huellas, Internationale de la guitare, Espace Recto Verso Montpellier
2010 〉 Huellas, Art Nîmes, Nîmesr
2010 〉 Huellas, Passage à l’Art, Frontignan
2008 〉 Behind the rainbow, MJC, Béziers
2008 〉 Behind the rainbow, BAAF 2008, Béziers
2007 〉 HP 34, Théâtre du Minotaure, Béziers
2006 〉 Ras El Hanut, Artenîm 2006, collectif Ras El Hanut, Nîmes

RÉSIDENCES / BOURSES
2019 〉 UltraViolet, Utopies Visuelles, Art Gallery Elbirou, Sousse, Tunisie
2018 〉 Bourse Culture /Justice Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) Occitanie
2018 〉 Bourse Culture / Handicap & Dépendance DRAC Occitanie
2017 〉 Bourse Culture - Justice DRAC Occitanie
2017 〉 Bourse Culture / Santé DRAC Occitanie
2017 〉 Résidence Rizk el Bilik, Institut Français, Institut Supérieur des Beaux-Arts de Sousse, Elbirou Art Gallery, Tiziri 13, Sousse, Tunisie
2016 〉 Bourse Culture - Justice DRAC Languedoc Roussillon
2017 〉 Bourse Culture / Santé DRAC Languedoc Roussillon – Espace culturel CHRU Montpellier
2016 〉 Propriété public, laboratoire de recherche artistique sur la place de l ‘être humain dans la société. Espace Tiziri 13, Sousse, Tunisie.
2016 〉 Bourse Culture / Santé DRAC Languedoc Roussillon – Espace culturel CHRU Montpellier
2015 〉 Bourse Culture - Justice DRAC LR
2015 〉 Bourse Culture / Santé DRAC Languedoc Roussillon – Espace culturel CHRU Montpellier
2014 〉 Bourse Culture - Justice DRAC LR
2014 〉 Bourse Culture / Santé DRAC Languedoc Roussillon – Espace culturel CHRU Montpellier
2013 〉 Bourse Culture - Justice DRAC LR
2013 〉 Bourse Culture / Santé DRAC Languedoc Roussillon – Espace culturel CHRU Montpellier
2006 〉 Résidence Ras El Hanut, Résidences d’artistes et rencontre des cultures, Travail en binôme pendant trois semaines avec Karim Kharbaoui artiste méditerranéen du collectif Ras El Hanut, Lycée Lucie Aubrac, restitution publique Hôtel du département de Béziers
2002 〉 Résidence Villa Antonine, Construction de l’exposition Mano a Mano dans le cadre du festival Les Hivernales Flamencas de Béziers











« CV »

Maison des artistes / M292838

+33 (0)6 03 56 41 26
pascal@mahaud.net

www.mahaud.net
Instagram / pascal_mahaud
Facebook / Pascal Mahaud Art

Parcours
2021 / Master 2 - Art plastique, Université Paul Valéry, Montpellier
2009 / DU - Art-thérapie, Faculté de médecine et de pharmacie, Université de Poitiers
2004 / DU - Art et créativité, Université Vauban, Nîmes





« Rizk El Bilik »

Il semblera, sans doute étonnant, étrange mais bénéfique, qu’un regard extérieur à la Tunisie vienne porter son interrogation sur l’image que donnent de nous nos façades et nos rues. A travers ses fouilles, Pascal Mahaud nous renvoie à notre quotidien, à l’inaperçu, au reflet de nous-mêmes, quoique déformé mais bien réel.

Ainsi, lors de ses promenades dans le centre-ville de Sousse, il cherche, trouve et récupère, des fragments de papier poussiéreux que l’on délaisse ou jette dans la rue. L’artiste s’empare du devenir de ces papiers-déchets qui nous envahissent et le résultat peut prendre des aspects surprenants …

Ainsi voit le jour l’œuvre « Rizk El Bilik » !

Le terme n’est nullement anodin. Il se veut, selon l’artiste, l’expression d’une forme de résistance, une autodéfense ou une sorte de cache misère, enfuie derrière l’acte inconscient du gaspillage et de dilapidation du bien public. Refus de réalité, ou abus de liberté, la foule ne cesse de transformer le paysage urbain, en accumulant des tas d’épaves qui atterrissent ça et là, témoignant des diverses ruptures et conflits, oppositions et affrontements des uns et des autres face à l’Etat… Oh combien est fluctuante notre réalité aujourd’hui ! Elle ne cesse de se déchirer entre bon vouloir et caprices, au détriment du peuple, et encore plus après cette ère postrévolutionnaire.

A la manière d’un guérisseur, P. Mahaud ramasse les bouts de nous-mêmes que nous laissons trainer aux abords des trottoirs, les transporte en son lieu de travail, les ausculte et enfin intervient dessus, les fait siens… En questionnant sa récolte quotidienne, il ne cesse d’isoler des morceaux d’histoires qu’il traite méticuleusement, à la recherche d’une mémoire floutée, en voie de disparition, ou qu’on voudrait volontairement mettre aux oubliettes.

Devant ses œuvres, nous détectons à première vue, un flot de formes colorées, horizontalement stratifiées. Pour l’artiste la stratification de ses bigarrures s’avère être constitutive d’une superposition de petits espaces qui s’entremêlent et entrent en dialogue. C’est en récupérant la matière qu’il dépose au préalable sur les fragments de papiers devenus matrices qu’il s’intéresse aux traces et aux formes qu’elle génère. Il questionne ainsi les notions de limite et de frontière, qui s’estompent à la faveur d’autres qui viennent se dessiner…

« Rizk El Bilik » n’est autre que la macération de l’image d’une société qui ne cesse de se structurer dans la menace et l’incertitude… L’impression de la charge sensible des papiers récupérés émane probablement d’un vouloir exubérant d’éterniser un échantillon de réalité, ouvrant, plastiquement, le champ à de nouveaux usages possibles. Ce changement de contexte spatio-temporel, du matériau-témoin, isolé de son milieu « naturel », ne dévoilerait-il pas, au-delà d’un état des lieux, un état… d’âme qui serait poussé, ou condamné peut-être, à s’exhiber, bien, publiquement ?

Guerfal Sofia
Institut Supérieur des Beaux-Arts de Sousse











« Rizk el bilik » A la galerie Elbirou
Du social au plastique

Cette exposition se veut l’écho plastique d’un phénomène sociétal : jeter dans la rue. Partant de ce qui pourrait ressembler à une banalité, cet acte va révéler une tout autre complexité : de quoi ce geste est-il fait ? Est-il volontaire ? A quoi répond-il ?
Rizk el bilik, tel est le thème de l’exposition de l’artiste français Pascal Mahaud qui se tient actuellement à la galerie Elbirou de Sousse et dont le vernissage a eu lieu le samedi 13 mai. L’exposition comporte 30 œuvres de gravure titrées toutes « Rizk el bilik ». « Elles sont réalisées, comme nous l’a indiqué l’artiste, selon une technique contemporaine utilisant des rouleaux compresseurs et une presse à taille douce pour mettre en relief les plis, les creux et les reliefs, une technique qui facilite l’impression des encres ainsi que la récupération des empreintes des papiers collectés dans la rue.
L’approche artistique se veut un dialogue plastique entre la forme gravée et le reste de la surface afin de donner un espace à l’expression verbale. L’œuvre devient, alors, un support où le contemplateur peut se projeter.
L’exposition comporte aussi deux installations. La première est constituée d’un assemblage de feuilles de papier froissées suspendues dans l’air et qui prennent la forme d’un nuage. La seconde installation est constituée d’un assemblage de feuilles froissées représentant, cette fois, la terre.
« Cette seconde installation, nous affirme l’artiste, met en exergue l’acte de jeter du papier dans l’espace public suivant un mouvement allant de haut vers le bas, tandis que l’installation des feuilles suspendues simule un mouvement ascendant.
En fait, Rizk el bilik est une expression tunisienne souvent utilisée pour exprimer la dégradation du bien public. Dans la mémoire collective tunisienne, ce mot signifie un bien usurpé par un corps étranger, qui ne cherche qu’à satisfaire son propre intérêt et c’est dans ce sens que s’ouvre ainsi un droit légitime de le dégrader.
« La question de la place de l’être humain dans la société est au cœur de mes recherches artistiques, explique l’artiste Pascal Mahaud. Depuis longtemps intéressé par le lien qu’il entretient à son existence, l’Homme a-t-il encore une place dans ce monde ? Les sociétés donnent à voir de multiples changements dans leur évolution. Au centre de celles-ci, l’être humain génère différentes dynamiques pour garder sa place envers et contre tout.
Le projet Rizk el bilik se veut l’écho plastique d’un phénomène sociétal, à savoir : jeter dans la rue. Partant d’un acte qui pourrait être considéré comme banal, il va révéler une tout autre complexité.

Auteur : Hichem Benzarti 20/05/2017
La Presse de Tunisie .tn











Art dans l’air

Pascal Mahaud réalise avec la Cie « Les herbes folles » une performance, qui apporte une animation à l’exposition se tenant actuellement à la galerie d’art Espace Morastel à Mauguio « l’Espagnole », près de Montpellier.

Exposition du 20 janvier au 10 février 2017

Le Flamenco nous raconte une nouvelle histoire : « Matérialiser l’intouchable comme un pas de danse, une empreinte sonore. »

« Le Flamenco a trop de personnalité, trop de caractère et trop de force émotive pour garder la même forme toute sa vie. » (Paco de Lucía).

La performance
L’un des moments les plus merveilleux dans la vie d’une expression artistique est certainement le choix d’un langage partagé. L’irruption d’une poétique originale, entrecroisée. HUELLAS de Pascal Mahaud est une manifestation hybride : danse et graphisme mêlés.Une œuvre d’art composée à partir de deux types d’œuvres d´art, dont les variations dépendront strictement de l’aléatoire. La fougue sensuelle de la bailaora et la grâce hasardeuse des mouvements et des traces d’encre sur le papier.

Les taconeos (utilisation rythmique percussive des talons) frappent la tabla (estrade flamenca) sur laquelle est disposée une plaque encrée recouverte de papier. La percussion du taconeo imprègne ledit papier pour créer des compositions complexes, imprévues : un écho andalou trépidant au rythme du chant et de la guitare flamencos de la troupe « Fantasía flamenca ».

L’exposition rassemble des grands formats, du type de ceux réalisés lors de la performance, des sérigraphies et des plaques d’impression ( carton, bois…). Le projet de Huellas a vu le jour à Béziers en 2002, dans le cadre de l’exposition Mano a mano. Les tirages sont effectués en double partenariat avec l’atelier Gyrinus de Frontignan, conduit par Caroline Blondeel et la Maison de la Gravure Méditerranée de Caslenau-le-Lez, dirigée par Vincent Dezeuze.

Guy Rieutort











Le 21° siècle sera gravé ou ne sera pas
Vendredi 24 Septembre 2010, 11° Foire d’Art Contemporain Méditerranée ARTNÎM.

Pascal Mahaud, artiste peintre plasticien, actuellement en résidence à La Maison de la Gravure Méditerranée et initiateur de la performance HUELLAS au stand de la Maison de la Gravure Méditerranée. HUELLAS devrait donner lieu à un travail d’exposition, Hivernales de la Danse Flamenca, 2011.

Comment établir une juxtaposition entre visible et invisibilité, mémoire et temps présent ? Comment matérialiser la représentation plastique d’une force, d’une puissance, d’une énergie ? Ces questions sont les points de départ d’une série de recherches menées par Pascal Mahaud dans le cadre de la danse Flamenca.

Par l’impression directe puis par un travail classique de gravure (traces visuelles), Pascal Mahaud, retrace et figure les impacts très rythmés, frappés, marqués, tapés, des pas du flamenco. Déployée depuis le sol, cette énergie de la danse est ensuite érigée par les danseurs vers le ciel. C’est précisément cette source d’énergie ancestrale que questionne et interroge Huellas. Cette diagonale du regard de l’artiste proposée par la performance HUELLAS, explore et nous avec, une approche formelle et sensible des liens antiques et renouvelés : union de la danse et du dessin, de l’espace et de la surface, du déplacement et de l’empreinte.

L’espace n’est-il pas nomade par essence ? La surface n’est-elle pas forme insulaire de la temporalité ? Par sa limitation physique, elle devient support à l’encrage du signe temporel.Retour ligne automatique
Pascal interroge également le positionnement artistique dans ce processus de captation de l’énergie-danse au moment de son plus haut degré d’intensité, celle de la performance même. Intervenir, peu, quand, comment ?

Capter puis exposer le jaillissement dansé, matérialisé de l’antique duende flamenca, c’est le projet inédit et original auquel nous convie l’artiste plasticien Pascal Mahaud par une perspective conceptuelle de l’expérimentation artistique.Retour ligne automatique
L’Homme abordé dans ses trois dimensions : corps, esprit, âme, est souvent soumis aux plus grandes tensions, pressé, déformé, écorché, blessé, étiré jusqu’à la dislocation de ses trois dimensions, parfois à son insu. Il atteint un précaire équilibre au sein d’un monde insidieux qui peut être chargé d’une violence ou d’une agressivité invisible. Pour ne pas succomber, il doit se construire, se reconstruire en permanence.Retour ligne automatique
Certainement en se reconnectant aux sources intemporelles et ancestrales du feu sacré raconte HUELLAS.Retour ligne automatique
L’Homme corps-esprit-âme y est décliné selon différentes techniques. Chaque dimension appelle à une matière particulière. Le travail du papier, représente le concret, le côté matériel, le physique, le corps tel une peau qui se pigmente, se tache, s’écorche ou se déchire face au monde extérieur. Elle peut dévoiler peu à peu une blessure de l’esprit ou de l’âme façonnée par la peinture.

Hermine Olivia Leherle
Médiatrice Culturelle


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BIOGRAPHIE

DEMARCHE ARTISTIQUE

PARCOURS

CV

Rizk el bilik 2017

La presse de Tunisie 2017

Art dans l’air 2017

Artnîm 2010





Biographie

Né en 1969, Pascal Mahaud vit et travaille à Montpellier. Artiste plasticien depuis une trentaine d’années, il déploie un parcours pictural et gravé substantiel dont la pratique est fondamentalement ancrée dans le dessin.
L’artiste aborde la gravure à partir de 2009 à la Maison de la Gravure Méditerranée, où il engage une phase d’expérimentation à partir de projets issus de la peinture. Cette pratique devient progressivement un médium central de son travail.
En 2021, il prolonge la conduite de sa pratique par une réflexion théorique, consacrée par l’obtention d’un Master 2 en Arts plastiques, parcours Pratiques plastiques contemporaines, à l’Université de Montpellier Paul-Valéry.
Depuis, il élabore une réflexion autour de la réification du corps. Entre dessin, gravure et installation, sa recherche est un questionnement face à l’exclusion croissante et à la pauvreté d’existence des personnes en situation de précarité, initiant un déplacement et un engagement du spectateur dans l’œuvre. En pensant des espaces qui préservent notre condition humaine tout en sondant les limites de nos libertés, son œuvre offre un espace d’expression qui permet de dénoncer l’aliénation de l’individu et de résister à la violente sujétion systémique de nos sociétés contemporaines, formant ainsi l’image ambivalente d’un individu à la fois libre et exclu. Le recours à la gravure en taille-douce, par la valorisation du geste et du temps de réalisation de l’œuvre, constitue un positionnement critique face aux processus d’industrialisation et de standardisation. Il y affirme l’importance du travail de la main, de l’« œuvrier », comme espace de résistance et d’affirmation d’une liberté du faire.
À partir de la veste de travail, motif envisagé comme artefact, l’artiste met en évidence la fonction protectrice du vêtement et sa dimension symbolique, dans un contexte où les conditions sociales et économiques de ceux qu’il représente demeurent fragiles. Cette veste devient le support d’une réflexion sur la préservation du geste, de l’amplitude du mouvement et, plus largement, de la dignité du travail manuel.












DEMARCHE ARTISTIQUE

« L’art n’est pas un miroir destiné à refléter la société, mais un marteau avec lequel on la façonne » *

Les individus sont pris au piège d’une forme de réification : le corps souffre, modelé, tourmenté par des modèles économiques aliénants. Le marteau se présente alors comme un outil potentiel d(e r)éveil, reliant l’esprit et le corps.

Cette recherche se veut être un questionnement face à l’exclusion croissante, à la pauvreté d’existence. Ainsi, elle initie un déplacement, un engagement du spectateur à l’œuvre. L’objectif est d’offrir un espace d’expression permettant de dénoncer l’aliénation de l’individu et de résister à cette violente sujétion systémique. Cela met en lumière le corps, sa capacité à agir, et réaffirme l’importance d’un "faire société" souvent négligé par le management néolibéral.

Quelle ambition pour ce "marteau" ?
Réinscrire l’homme au centre et lui redonner vie.

*Origine contestée : Vladimir Maïakovski ou Bertolt Brecht











PARCOURS

EXPOSITIONS INDIVIDUELLES
2025 〉 L’épaisseur du bleu, Maison de la Gravure Méditerranée, Castelnau-le-Lez
2024 〉 La Passion selon saint Jean, Église Saint Julien, Arles
2024 〉 La Passion selon saint Jean, Abbaye Saint-Michel de Frigolet, Tarascon
2023 〉 Le rêve en bleu, Atelier Laurence Allais, Lattes
2019 〉 UltraViolet, Utopie Visuelle, Galerie Elbirou, Juin, Sousse, Tunisie
2019 〉 Rizk el bilik, Maison des relations internationales, Octobre, Montpellier
2017 〉 22ième Parcours d’Ateliers d’Artistes de Montpellier, Espace culturel du CHU, Montpellier.
2017 〉 Rizk el bilik, Galerie ELBIROU, Sousse, Tunisie.
2017 〉 Rizk el bilik, Espace Tiziri 13, Sousse, Tunisie.
2017 〉 Huellas, exposition et performance, Espace Morastel Mauguio
2015 〉 2M² Substrat, installation, Espace culturel du CHU, Montpellier
2015 〉 Huellas exposition Espace culturel du CHU, Montpellier
2014 〉 Huellas Musée des Alpilles, Saint-Rémy-de-Provence
2009 〉 Être H, Espace Recto Verso, Montpellier
2006 〉 Mano a Mano, Espace Morastel, Mauguio
2006 〉 Pinocchio, Théâtre La Vista, Montpellier
2005 〉 Pinocchio, Théâtre Jean Vilar, Montpellier
2004 〉 Pinocchio Centre culturel, Lésignan Corbière
2003 〉 Mano a Mano, Hôtel des Barons de Lacoste, Pézenas
2002 〉 Mano a Mano, Musée taurin, Béziers
1999 〉 Galerie Dominique Roqueblave, Plaissan
1996 〉 Galerie du Haut Palmier, Montpellier
1995 〉 Galerie du Haut Palmier, Montpellier

EXPOSITIONS COLLECTIVES
2026 〉 La gravure aux Cent regards, la Villa des Cent regards, Montpellier.
2026 〉 Hommage à Patrice Vermeille, Artel Galerie, Montpellier.
2025 〉 Entre les bleus, La nuit des ateliers - Halle Tropisme, Montpellier.
2024 〉 La Rêve en Bleu, Galerie d’art contemporain, Auvers-sur-Oise
2019 〉 CH VIII.1, Exposition collective, Atelier Laurence Allais, Décembre, Lattes
2019 〉 UltraViolet, Utopies Visuelles, Art Gallery Elbirou, Sousse, Tunisie
2018 〉 Women’s Art, Montpellier
2017 〉 10 ans de gravure, Espace Saint Ravy, Montpellier
2017 〉 ART on the Beach, LE QG by Elbirou, Hammam Sousse, Tunisie
2014 〉 Passages, Installation, Espace culturel du CHU, Montpellier
2013 〉 Condition Humaine III, « de l’amour dans la peinture » Les artistes Nomades, Aubais
2011 〉 Point de non vue, installation, Espace Culturel CHU, Montpellier
2010 〉 Être H, Couleur et Méditerranée, Gruissan
2010 〉 Insaisissable, installation Colombière-sur-Orb
2002 〉 Représentation ville de Béziers à Heilbronn, Jumelage, Allemagne
2001 〉 Palais des Nations Unies (ONU), Genève, Suisse
2001 〉 Hôtel du département, Béziers
1998 〉 Galerie Pluriel Décor, Narbonne
1997 〉 Galerie Boris, Pézenas
1997 〉 Galerie Pluriel Décor, Narbonne
1995 〉 Galerie Paul Sibra, Castelnaudary

SALONS
2008 〉 Salon d’art et d’expression contemporaine d’Aubusson
2007 〉 Salon d’art contemporain, Arténîm Grenoble, espace Médias Forum, Grenoble
2006 〉 Salon Créativa, Barcelone, Espagne
2002 〉 Salon de peinture, Barcelone, Espagne
2000 〉 Salon des beaux-arts, Béziers
1999 〉 Salon des beaux-arts, Béziers
1999 〉 Salon « La Grande Motte expose », La-Grande-Motte
1998 〉 Salon des Occitans, Toulouse
1998 〉 Salon Prestige Inter Régions, Hôtel-Dieu, Toulouse
1998 〉 Salon d’octobre, Montauban
1998 〉 Salon Jules Verne, Nantes
1997 〉 Salon Prestige Inter Régions, Hôtel-Dieu, Toulouse
1996 〉 Salon Jules Verne, Nantes

PERFORMANCES
2015 〉 Huellas, Office de tourisme, Carnon
2015 〉 Huellas, Espace Culturel du CHRU, Montpellier
2012 〉 Huellas, Maison pour tous Paul Emile Victor, Montpellier
2011 〉 Huellas, atelier Gyrinus, journées andalouses, Frontignan
2011 〉 Huellas, Maison de la Gravure Méditerranée, Castelnau-le-Lez
2011 〉 Huellas, évènement Aubessessions, Montpellier
2010 〉 Huellas, Internationale de la guitare, Espace Recto Verso Montpellier
2010 〉 Huellas, Art Nîmes, Nîmesr
2010 〉 Huellas, Passage à l’Art, Frontignan
2008 〉 Behind the rainbow, MJC, Béziers
2008 〉 Behind the rainbow, BAAF 2008, Béziers
2007 〉 HP 34, Théâtre du Minotaure, Béziers
2006 〉 Ras El Hanut, Artenîm 2006, collectif Ras El Hanut, Nîmes

RÉSIDENCES / BOURSES
2019 〉 UltraViolet, Utopies Visuelles, Art Gallery Elbirou, Sousse, Tunisie
2018 〉 Bourse Culture /Justice Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) Occitanie
2018 〉 Bourse Culture / Handicap & Dépendance DRAC Occitanie
2017 〉 Bourse Culture - Justice DRAC Occitanie
2017 〉 Bourse Culture / Santé DRAC Occitanie
2017 〉 Résidence Rizk el Bilik, Institut Français, Institut Supérieur des Beaux-Arts de Sousse, Elbirou Art Gallery, Tiziri 13, Sousse, Tunisie
2016 〉 Bourse Culture - Justice DRAC Languedoc Roussillon
2017 〉 Bourse Culture / Santé DRAC Languedoc Roussillon – Espace culturel CHRU Montpellier
2016 〉 Propriété public, laboratoire de recherche artistique sur la place de l ‘être humain dans la société. Espace Tiziri 13, Sousse, Tunisie.
2016 〉 Bourse Culture / Santé DRAC Languedoc Roussillon – Espace culturel CHRU Montpellier
2015 〉 Bourse Culture - Justice DRAC LR
2015 〉 Bourse Culture / Santé DRAC Languedoc Roussillon – Espace culturel CHRU Montpellier
2014 〉 Bourse Culture - Justice DRAC LR
2014 〉 Bourse Culture / Santé DRAC Languedoc Roussillon – Espace culturel CHRU Montpellier
2013 〉 Bourse Culture - Justice DRAC LR
2013 〉 Bourse Culture / Santé DRAC Languedoc Roussillon – Espace culturel CHRU Montpellier
2006 〉 Résidence Ras El Hanut, Résidences d’artistes et rencontre des cultures, Travail en binôme pendant trois semaines avec Karim Kharbaoui artiste méditerranéen du collectif Ras El Hanut, Lycée Lucie Aubrac, restitution publique Hôtel du département de Béziers
2002 〉 Résidence Villa Antonine, Construction de l’exposition Mano a Mano dans le cadre du festival Les Hivernales Flamencas de Béziers











« CV »

Maison des artistes / M292838

+33 (0)6 03 56 41 26
pascal@mahaud.net

www.mahaud.net
Instagram / pascal_mahaud
Facebook / Pascal Mahaud Art

Parcours
2021 / Master 2 - Art plastique, Université Paul Valéry, Montpellier
2009 / DU - Art-thérapie, Faculté de médecine et de pharmacie, Université de Poitiers
2004 / DU - Art et créativité, Université Vauban, Nîmes





« Rizk El Bilik »

Il semblera, sans doute étonnant, étrange mais bénéfique, qu’un regard extérieur à la Tunisie vienne porter son interrogation sur l’image que donnent de nous nos façades et nos rues. A travers ses fouilles, Pascal Mahaud nous renvoie à notre quotidien, à l’inaperçu, au reflet de nous-mêmes, quoique déformé mais bien réel.

Ainsi, lors de ses promenades dans le centre-ville de Sousse, il cherche, trouve et récupère, des fragments de papier poussiéreux que l’on délaisse ou jette dans la rue. L’artiste s’empare du devenir de ces papiers-déchets qui nous envahissent et le résultat peut prendre des aspects surprenants …

Ainsi voit le jour l’œuvre « Rizk El Bilik » !

Le terme n’est nullement anodin. Il se veut, selon l’artiste, l’expression d’une forme de résistance, une autodéfense ou une sorte de cache misère, enfuie derrière l’acte inconscient du gaspillage et de dilapidation du bien public. Refus de réalité, ou abus de liberté, la foule ne cesse de transformer le paysage urbain, en accumulant des tas d’épaves qui atterrissent ça et là, témoignant des diverses ruptures et conflits, oppositions et affrontements des uns et des autres face à l’Etat… Oh combien est fluctuante notre réalité aujourd’hui ! Elle ne cesse de se déchirer entre bon vouloir et caprices, au détriment du peuple, et encore plus après cette ère postrévolutionnaire.

A la manière d’un guérisseur, P. Mahaud ramasse les bouts de nous-mêmes que nous laissons trainer aux abords des trottoirs, les transporte en son lieu de travail, les ausculte et enfin intervient dessus, les fait siens… En questionnant sa récolte quotidienne, il ne cesse d’isoler des morceaux d’histoires qu’il traite méticuleusement, à la recherche d’une mémoire floutée, en voie de disparition, ou qu’on voudrait volontairement mettre aux oubliettes.

Devant ses œuvres, nous détectons à première vue, un flot de formes colorées, horizontalement stratifiées. Pour l’artiste la stratification de ses bigarrures s’avère être constitutive d’une superposition de petits espaces qui s’entremêlent et entrent en dialogue. C’est en récupérant la matière qu’il dépose au préalable sur les fragments de papiers devenus matrices qu’il s’intéresse aux traces et aux formes qu’elle génère. Il questionne ainsi les notions de limite et de frontière, qui s’estompent à la faveur d’autres qui viennent se dessiner…

« Rizk El Bilik » n’est autre que la macération de l’image d’une société qui ne cesse de se structurer dans la menace et l’incertitude… L’impression de la charge sensible des papiers récupérés émane probablement d’un vouloir exubérant d’éterniser un échantillon de réalité, ouvrant, plastiquement, le champ à de nouveaux usages possibles. Ce changement de contexte spatio-temporel, du matériau-témoin, isolé de son milieu « naturel », ne dévoilerait-il pas, au-delà d’un état des lieux, un état… d’âme qui serait poussé, ou condamné peut-être, à s’exhiber, bien, publiquement ?

Guerfal Sofia
Institut Supérieur des Beaux-Arts de Sousse











« Rizk el bilik » A la galerie Elbirou
Du social au plastique

Cette exposition se veut l’écho plastique d’un phénomène sociétal : jeter dans la rue. Partant de ce qui pourrait ressembler à une banalité, cet acte va révéler une tout autre complexité : de quoi ce geste est-il fait ? Est-il volontaire ? A quoi répond-il ?
Rizk el bilik, tel est le thème de l’exposition de l’artiste français Pascal Mahaud qui se tient actuellement à la galerie Elbirou de Sousse et dont le vernissage a eu lieu le samedi 13 mai. L’exposition comporte 30 œuvres de gravure titrées toutes « Rizk el bilik ». « Elles sont réalisées, comme nous l’a indiqué l’artiste, selon une technique contemporaine utilisant des rouleaux compresseurs et une presse à taille douce pour mettre en relief les plis, les creux et les reliefs, une technique qui facilite l’impression des encres ainsi que la récupération des empreintes des papiers collectés dans la rue.
L’approche artistique se veut un dialogue plastique entre la forme gravée et le reste de la surface afin de donner un espace à l’expression verbale. L’œuvre devient, alors, un support où le contemplateur peut se projeter.
L’exposition comporte aussi deux installations. La première est constituée d’un assemblage de feuilles de papier froissées suspendues dans l’air et qui prennent la forme d’un nuage. La seconde installation est constituée d’un assemblage de feuilles froissées représentant, cette fois, la terre.
« Cette seconde installation, nous affirme l’artiste, met en exergue l’acte de jeter du papier dans l’espace public suivant un mouvement allant de haut vers le bas, tandis que l’installation des feuilles suspendues simule un mouvement ascendant.
En fait, Rizk el bilik est une expression tunisienne souvent utilisée pour exprimer la dégradation du bien public. Dans la mémoire collective tunisienne, ce mot signifie un bien usurpé par un corps étranger, qui ne cherche qu’à satisfaire son propre intérêt et c’est dans ce sens que s’ouvre ainsi un droit légitime de le dégrader.
« La question de la place de l’être humain dans la société est au cœur de mes recherches artistiques, explique l’artiste Pascal Mahaud. Depuis longtemps intéressé par le lien qu’il entretient à son existence, l’Homme a-t-il encore une place dans ce monde ? Les sociétés donnent à voir de multiples changements dans leur évolution. Au centre de celles-ci, l’être humain génère différentes dynamiques pour garder sa place envers et contre tout.
Le projet Rizk el bilik se veut l’écho plastique d’un phénomène sociétal, à savoir : jeter dans la rue. Partant d’un acte qui pourrait être considéré comme banal, il va révéler une tout autre complexité.

Auteur : Hichem Benzarti 20/05/2017
La Presse de Tunisie .tn











Art dans l’air

Pascal Mahaud réalise avec la Cie « Les herbes folles » une performance, qui apporte une animation à l’exposition se tenant actuellement à la galerie d’art Espace Morastel à Mauguio « l’Espagnole », près de Montpellier.

Exposition du 20 janvier au 10 février 2017

Le Flamenco nous raconte une nouvelle histoire : « Matérialiser l’intouchable comme un pas de danse, une empreinte sonore. »

« Le Flamenco a trop de personnalité, trop de caractère et trop de force émotive pour garder la même forme toute sa vie. » (Paco de Lucía).

La performance
L’un des moments les plus merveilleux dans la vie d’une expression artistique est certainement le choix d’un langage partagé. L’irruption d’une poétique originale, entrecroisée. HUELLAS de Pascal Mahaud est une manifestation hybride : danse et graphisme mêlés.Une œuvre d’art composée à partir de deux types d’œuvres d´art, dont les variations dépendront strictement de l’aléatoire. La fougue sensuelle de la bailaora et la grâce hasardeuse des mouvements et des traces d’encre sur le papier.

Les taconeos (utilisation rythmique percussive des talons) frappent la tabla (estrade flamenca) sur laquelle est disposée une plaque encrée recouverte de papier. La percussion du taconeo imprègne ledit papier pour créer des compositions complexes, imprévues : un écho andalou trépidant au rythme du chant et de la guitare flamencos de la troupe « Fantasía flamenca ».

L’exposition rassemble des grands formats, du type de ceux réalisés lors de la performance, des sérigraphies et des plaques d’impression ( carton, bois…). Le projet de Huellas a vu le jour à Béziers en 2002, dans le cadre de l’exposition Mano a mano. Les tirages sont effectués en double partenariat avec l’atelier Gyrinus de Frontignan, conduit par Caroline Blondeel et la Maison de la Gravure Méditerranée de Caslenau-le-Lez, dirigée par Vincent Dezeuze.

Guy Rieutort











Le 21° siècle sera gravé ou ne sera pas
Vendredi 24 Septembre 2010, 11° Foire d’Art Contemporain Méditerranée ARTNÎM.

Pascal Mahaud, artiste peintre plasticien, actuellement en résidence à La Maison de la Gravure Méditerranée et initiateur de la performance HUELLAS au stand de la Maison de la Gravure Méditerranée. HUELLAS devrait donner lieu à un travail d’exposition, Hivernales de la Danse Flamenca, 2011.

Comment établir une juxtaposition entre visible et invisibilité, mémoire et temps présent ? Comment matérialiser la représentation plastique d’une force, d’une puissance, d’une énergie ? Ces questions sont les points de départ d’une série de recherches menées par Pascal Mahaud dans le cadre de la danse Flamenca.

Par l’impression directe puis par un travail classique de gravure (traces visuelles), Pascal Mahaud, retrace et figure les impacts très rythmés, frappés, marqués, tapés, des pas du flamenco. Déployée depuis le sol, cette énergie de la danse est ensuite érigée par les danseurs vers le ciel. C’est précisément cette source d’énergie ancestrale que questionne et interroge Huellas. Cette diagonale du regard de l’artiste proposée par la performance HUELLAS, explore et nous avec, une approche formelle et sensible des liens antiques et renouvelés : union de la danse et du dessin, de l’espace et de la surface, du déplacement et de l’empreinte.

L’espace n’est-il pas nomade par essence ? La surface n’est-elle pas forme insulaire de la temporalité ? Par sa limitation physique, elle devient support à l’encrage du signe temporel.Retour ligne automatique
Pascal interroge également le positionnement artistique dans ce processus de captation de l’énergie-danse au moment de son plus haut degré d’intensité, celle de la performance même. Intervenir, peu, quand, comment ?

Capter puis exposer le jaillissement dansé, matérialisé de l’antique duende flamenca, c’est le projet inédit et original auquel nous convie l’artiste plasticien Pascal Mahaud par une perspective conceptuelle de l’expérimentation artistique.Retour ligne automatique
L’Homme abordé dans ses trois dimensions : corps, esprit, âme, est souvent soumis aux plus grandes tensions, pressé, déformé, écorché, blessé, étiré jusqu’à la dislocation de ses trois dimensions, parfois à son insu. Il atteint un précaire équilibre au sein d’un monde insidieux qui peut être chargé d’une violence ou d’une agressivité invisible. Pour ne pas succomber, il doit se construire, se reconstruire en permanence.Retour ligne automatique
Certainement en se reconnectant aux sources intemporelles et ancestrales du feu sacré raconte HUELLAS.Retour ligne automatique
L’Homme corps-esprit-âme y est décliné selon différentes techniques. Chaque dimension appelle à une matière particulière. Le travail du papier, représente le concret, le côté matériel, le physique, le corps tel une peau qui se pigmente, se tache, s’écorche ou se déchire face au monde extérieur. Elle peut dévoiler peu à peu une blessure de l’esprit ou de l’âme façonnée par la peinture.

Hermine Olivia Leherle
Médiatrice Culturelle

Pascal MAHAUD

  • Bio

Bio


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BIOGRAPHIE

DEMARCHE ARTISTIQUE

PARCOURS

CV

Rizk el bilik 2017

La presse de Tunisie 2017

Art dans l’air 2017

Artnîm 2010





Biographie

Né en 1969, Pascal Mahaud vit et travaille à Montpellier. Artiste plasticien depuis une trentaine d’années, il déploie un parcours pictural et gravé substantiel dont la pratique est fondamentalement ancrée dans le dessin.
L’artiste aborde la gravure à partir de 2009 à la Maison de la Gravure Méditerranée, où il engage une phase d’expérimentation à partir de projets issus de la peinture. Cette pratique devient progressivement un médium central de son travail.
En 2021, il prolonge la conduite de sa pratique par une réflexion théorique, consacrée par l’obtention d’un Master 2 en Arts plastiques, parcours Pratiques plastiques contemporaines, à l’Université de Montpellier Paul-Valéry.
Depuis, il élabore une réflexion autour de la réification du corps. Entre dessin, gravure et installation, sa recherche est un questionnement face à l’exclusion croissante et à la pauvreté d’existence des personnes en situation de précarité, initiant un déplacement et un engagement du spectateur dans l’œuvre. En pensant des espaces qui préservent notre condition humaine tout en sondant les limites de nos libertés, son œuvre offre un espace d’expression qui permet de dénoncer l’aliénation de l’individu et de résister à la violente sujétion systémique de nos sociétés contemporaines, formant ainsi l’image ambivalente d’un individu à la fois libre et exclu. Le recours à la gravure en taille-douce, par la valorisation du geste et du temps de réalisation de l’œuvre, constitue un positionnement critique face aux processus d’industrialisation et de standardisation. Il y affirme l’importance du travail de la main, de l’« œuvrier », comme espace de résistance et d’affirmation d’une liberté du faire.
À partir de la veste de travail, motif envisagé comme artefact, l’artiste met en évidence la fonction protectrice du vêtement et sa dimension symbolique, dans un contexte où les conditions sociales et économiques de ceux qu’il représente demeurent fragiles. Cette veste devient le support d’une réflexion sur la préservation du geste, de l’amplitude du mouvement et, plus largement, de la dignité du travail manuel.












DEMARCHE ARTISTIQUE

« L’art n’est pas un miroir destiné à refléter la société, mais un marteau avec lequel on la façonne » *

Les individus sont pris au piège d’une forme de réification : le corps souffre, modelé, tourmenté par des modèles économiques aliénants. Le marteau se présente alors comme un outil potentiel d(e r)éveil, reliant l’esprit et le corps.

Cette recherche se veut être un questionnement face à l’exclusion croissante, à la pauvreté d’existence. Ainsi, elle initie un déplacement, un engagement du spectateur à l’œuvre. L’objectif est d’offrir un espace d’expression permettant de dénoncer l’aliénation de l’individu et de résister à cette violente sujétion systémique. Cela met en lumière le corps, sa capacité à agir, et réaffirme l’importance d’un "faire société" souvent négligé par le management néolibéral.

Quelle ambition pour ce "marteau" ?
Réinscrire l’homme au centre et lui redonner vie.

*Origine contestée : Vladimir Maïakovski ou Bertolt Brecht











PARCOURS

EXPOSITIONS INDIVIDUELLES
2025 〉 L’épaisseur du bleu, Maison de la Gravure Méditerranée, Castelnau-le-Lez
2024 〉 La Passion selon saint Jean, Église Saint Julien, Arles
2024 〉 La Passion selon saint Jean, Abbaye Saint-Michel de Frigolet, Tarascon
2023 〉 Le rêve en bleu, Atelier Laurence Allais, Lattes
2019 〉 UltraViolet, Utopie Visuelle, Galerie Elbirou, Juin, Sousse, Tunisie
2019 〉 Rizk el bilik, Maison des relations internationales, Octobre, Montpellier
2017 〉 22ième Parcours d’Ateliers d’Artistes de Montpellier, Espace culturel du CHU, Montpellier.
2017 〉 Rizk el bilik, Galerie ELBIROU, Sousse, Tunisie.
2017 〉 Rizk el bilik, Espace Tiziri 13, Sousse, Tunisie.
2017 〉 Huellas, exposition et performance, Espace Morastel Mauguio
2015 〉 2M² Substrat, installation, Espace culturel du CHU, Montpellier
2015 〉 Huellas exposition Espace culturel du CHU, Montpellier
2014 〉 Huellas Musée des Alpilles, Saint-Rémy-de-Provence
2009 〉 Être H, Espace Recto Verso, Montpellier
2006 〉 Mano a Mano, Espace Morastel, Mauguio
2006 〉 Pinocchio, Théâtre La Vista, Montpellier
2005 〉 Pinocchio, Théâtre Jean Vilar, Montpellier
2004 〉 Pinocchio Centre culturel, Lésignan Corbière
2003 〉 Mano a Mano, Hôtel des Barons de Lacoste, Pézenas
2002 〉 Mano a Mano, Musée taurin, Béziers
1999 〉 Galerie Dominique Roqueblave, Plaissan
1996 〉 Galerie du Haut Palmier, Montpellier
1995 〉 Galerie du Haut Palmier, Montpellier

EXPOSITIONS COLLECTIVES
2026 〉 La gravure aux Cent regards, la Villa des Cent regards, Montpellier.
2026 〉 Hommage à Patrice Vermeille, Artel Galerie, Montpellier.
2025 〉 Entre les bleus, La nuit des ateliers - Halle Tropisme, Montpellier.
2024 〉 La Rêve en Bleu, Galerie d’art contemporain, Auvers-sur-Oise
2019 〉 CH VIII.1, Exposition collective, Atelier Laurence Allais, Décembre, Lattes
2019 〉 UltraViolet, Utopies Visuelles, Art Gallery Elbirou, Sousse, Tunisie
2018 〉 Women’s Art, Montpellier
2017 〉 10 ans de gravure, Espace Saint Ravy, Montpellier
2017 〉 ART on the Beach, LE QG by Elbirou, Hammam Sousse, Tunisie
2014 〉 Passages, Installation, Espace culturel du CHU, Montpellier
2013 〉 Condition Humaine III, « de l’amour dans la peinture » Les artistes Nomades, Aubais
2011 〉 Point de non vue, installation, Espace Culturel CHU, Montpellier
2010 〉 Être H, Couleur et Méditerranée, Gruissan
2010 〉 Insaisissable, installation Colombière-sur-Orb
2002 〉 Représentation ville de Béziers à Heilbronn, Jumelage, Allemagne
2001 〉 Palais des Nations Unies (ONU), Genève, Suisse
2001 〉 Hôtel du département, Béziers
1998 〉 Galerie Pluriel Décor, Narbonne
1997 〉 Galerie Boris, Pézenas
1997 〉 Galerie Pluriel Décor, Narbonne
1995 〉 Galerie Paul Sibra, Castelnaudary

SALONS
2008 〉 Salon d’art et d’expression contemporaine d’Aubusson
2007 〉 Salon d’art contemporain, Arténîm Grenoble, espace Médias Forum, Grenoble
2006 〉 Salon Créativa, Barcelone, Espagne
2002 〉 Salon de peinture, Barcelone, Espagne
2000 〉 Salon des beaux-arts, Béziers
1999 〉 Salon des beaux-arts, Béziers
1999 〉 Salon « La Grande Motte expose », La-Grande-Motte
1998 〉 Salon des Occitans, Toulouse
1998 〉 Salon Prestige Inter Régions, Hôtel-Dieu, Toulouse
1998 〉 Salon d’octobre, Montauban
1998 〉 Salon Jules Verne, Nantes
1997 〉 Salon Prestige Inter Régions, Hôtel-Dieu, Toulouse
1996 〉 Salon Jules Verne, Nantes

PERFORMANCES
2015 〉 Huellas, Office de tourisme, Carnon
2015 〉 Huellas, Espace Culturel du CHRU, Montpellier
2012 〉 Huellas, Maison pour tous Paul Emile Victor, Montpellier
2011 〉 Huellas, atelier Gyrinus, journées andalouses, Frontignan
2011 〉 Huellas, Maison de la Gravure Méditerranée, Castelnau-le-Lez
2011 〉 Huellas, évènement Aubessessions, Montpellier
2010 〉 Huellas, Internationale de la guitare, Espace Recto Verso Montpellier
2010 〉 Huellas, Art Nîmes, Nîmesr
2010 〉 Huellas, Passage à l’Art, Frontignan
2008 〉 Behind the rainbow, MJC, Béziers
2008 〉 Behind the rainbow, BAAF 2008, Béziers
2007 〉 HP 34, Théâtre du Minotaure, Béziers
2006 〉 Ras El Hanut, Artenîm 2006, collectif Ras El Hanut, Nîmes

RÉSIDENCES / BOURSES
2019 〉 UltraViolet, Utopies Visuelles, Art Gallery Elbirou, Sousse, Tunisie
2018 〉 Bourse Culture /Justice Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) Occitanie
2018 〉 Bourse Culture / Handicap & Dépendance DRAC Occitanie
2017 〉 Bourse Culture - Justice DRAC Occitanie
2017 〉 Bourse Culture / Santé DRAC Occitanie
2017 〉 Résidence Rizk el Bilik, Institut Français, Institut Supérieur des Beaux-Arts de Sousse, Elbirou Art Gallery, Tiziri 13, Sousse, Tunisie
2016 〉 Bourse Culture - Justice DRAC Languedoc Roussillon
2017 〉 Bourse Culture / Santé DRAC Languedoc Roussillon – Espace culturel CHRU Montpellier
2016 〉 Propriété public, laboratoire de recherche artistique sur la place de l ‘être humain dans la société. Espace Tiziri 13, Sousse, Tunisie.
2016 〉 Bourse Culture / Santé DRAC Languedoc Roussillon – Espace culturel CHRU Montpellier
2015 〉 Bourse Culture - Justice DRAC LR
2015 〉 Bourse Culture / Santé DRAC Languedoc Roussillon – Espace culturel CHRU Montpellier
2014 〉 Bourse Culture - Justice DRAC LR
2014 〉 Bourse Culture / Santé DRAC Languedoc Roussillon – Espace culturel CHRU Montpellier
2013 〉 Bourse Culture - Justice DRAC LR
2013 〉 Bourse Culture / Santé DRAC Languedoc Roussillon – Espace culturel CHRU Montpellier
2006 〉 Résidence Ras El Hanut, Résidences d’artistes et rencontre des cultures, Travail en binôme pendant trois semaines avec Karim Kharbaoui artiste méditerranéen du collectif Ras El Hanut, Lycée Lucie Aubrac, restitution publique Hôtel du département de Béziers
2002 〉 Résidence Villa Antonine, Construction de l’exposition Mano a Mano dans le cadre du festival Les Hivernales Flamencas de Béziers











« CV »

Maison des artistes / M292838

+33 (0)6 03 56 41 26
pascal@mahaud.net

www.mahaud.net
Instagram / pascal_mahaud
Facebook / Pascal Mahaud Art

Parcours
2021 / Master 2 - Art plastique, Université Paul Valéry, Montpellier
2009 / DU - Art-thérapie, Faculté de médecine et de pharmacie, Université de Poitiers
2004 / DU - Art et créativité, Université Vauban, Nîmes





« Rizk El Bilik »

Il semblera, sans doute étonnant, étrange mais bénéfique, qu’un regard extérieur à la Tunisie vienne porter son interrogation sur l’image que donnent de nous nos façades et nos rues. A travers ses fouilles, Pascal Mahaud nous renvoie à notre quotidien, à l’inaperçu, au reflet de nous-mêmes, quoique déformé mais bien réel.

Ainsi, lors de ses promenades dans le centre-ville de Sousse, il cherche, trouve et récupère, des fragments de papier poussiéreux que l’on délaisse ou jette dans la rue. L’artiste s’empare du devenir de ces papiers-déchets qui nous envahissent et le résultat peut prendre des aspects surprenants …

Ainsi voit le jour l’œuvre « Rizk El Bilik » !

Le terme n’est nullement anodin. Il se veut, selon l’artiste, l’expression d’une forme de résistance, une autodéfense ou une sorte de cache misère, enfuie derrière l’acte inconscient du gaspillage et de dilapidation du bien public. Refus de réalité, ou abus de liberté, la foule ne cesse de transformer le paysage urbain, en accumulant des tas d’épaves qui atterrissent ça et là, témoignant des diverses ruptures et conflits, oppositions et affrontements des uns et des autres face à l’Etat… Oh combien est fluctuante notre réalité aujourd’hui ! Elle ne cesse de se déchirer entre bon vouloir et caprices, au détriment du peuple, et encore plus après cette ère postrévolutionnaire.

A la manière d’un guérisseur, P. Mahaud ramasse les bouts de nous-mêmes que nous laissons trainer aux abords des trottoirs, les transporte en son lieu de travail, les ausculte et enfin intervient dessus, les fait siens… En questionnant sa récolte quotidienne, il ne cesse d’isoler des morceaux d’histoires qu’il traite méticuleusement, à la recherche d’une mémoire floutée, en voie de disparition, ou qu’on voudrait volontairement mettre aux oubliettes.

Devant ses œuvres, nous détectons à première vue, un flot de formes colorées, horizontalement stratifiées. Pour l’artiste la stratification de ses bigarrures s’avère être constitutive d’une superposition de petits espaces qui s’entremêlent et entrent en dialogue. C’est en récupérant la matière qu’il dépose au préalable sur les fragments de papiers devenus matrices qu’il s’intéresse aux traces et aux formes qu’elle génère. Il questionne ainsi les notions de limite et de frontière, qui s’estompent à la faveur d’autres qui viennent se dessiner…

« Rizk El Bilik » n’est autre que la macération de l’image d’une société qui ne cesse de se structurer dans la menace et l’incertitude… L’impression de la charge sensible des papiers récupérés émane probablement d’un vouloir exubérant d’éterniser un échantillon de réalité, ouvrant, plastiquement, le champ à de nouveaux usages possibles. Ce changement de contexte spatio-temporel, du matériau-témoin, isolé de son milieu « naturel », ne dévoilerait-il pas, au-delà d’un état des lieux, un état… d’âme qui serait poussé, ou condamné peut-être, à s’exhiber, bien, publiquement ?

Guerfal Sofia
Institut Supérieur des Beaux-Arts de Sousse











« Rizk el bilik » A la galerie Elbirou
Du social au plastique

Cette exposition se veut l’écho plastique d’un phénomène sociétal : jeter dans la rue. Partant de ce qui pourrait ressembler à une banalité, cet acte va révéler une tout autre complexité : de quoi ce geste est-il fait ? Est-il volontaire ? A quoi répond-il ?
Rizk el bilik, tel est le thème de l’exposition de l’artiste français Pascal Mahaud qui se tient actuellement à la galerie Elbirou de Sousse et dont le vernissage a eu lieu le samedi 13 mai. L’exposition comporte 30 œuvres de gravure titrées toutes « Rizk el bilik ». « Elles sont réalisées, comme nous l’a indiqué l’artiste, selon une technique contemporaine utilisant des rouleaux compresseurs et une presse à taille douce pour mettre en relief les plis, les creux et les reliefs, une technique qui facilite l’impression des encres ainsi que la récupération des empreintes des papiers collectés dans la rue.
L’approche artistique se veut un dialogue plastique entre la forme gravée et le reste de la surface afin de donner un espace à l’expression verbale. L’œuvre devient, alors, un support où le contemplateur peut se projeter.
L’exposition comporte aussi deux installations. La première est constituée d’un assemblage de feuilles de papier froissées suspendues dans l’air et qui prennent la forme d’un nuage. La seconde installation est constituée d’un assemblage de feuilles froissées représentant, cette fois, la terre.
« Cette seconde installation, nous affirme l’artiste, met en exergue l’acte de jeter du papier dans l’espace public suivant un mouvement allant de haut vers le bas, tandis que l’installation des feuilles suspendues simule un mouvement ascendant.
En fait, Rizk el bilik est une expression tunisienne souvent utilisée pour exprimer la dégradation du bien public. Dans la mémoire collective tunisienne, ce mot signifie un bien usurpé par un corps étranger, qui ne cherche qu’à satisfaire son propre intérêt et c’est dans ce sens que s’ouvre ainsi un droit légitime de le dégrader.
« La question de la place de l’être humain dans la société est au cœur de mes recherches artistiques, explique l’artiste Pascal Mahaud. Depuis longtemps intéressé par le lien qu’il entretient à son existence, l’Homme a-t-il encore une place dans ce monde ? Les sociétés donnent à voir de multiples changements dans leur évolution. Au centre de celles-ci, l’être humain génère différentes dynamiques pour garder sa place envers et contre tout.
Le projet Rizk el bilik se veut l’écho plastique d’un phénomène sociétal, à savoir : jeter dans la rue. Partant d’un acte qui pourrait être considéré comme banal, il va révéler une tout autre complexité.

Auteur : Hichem Benzarti 20/05/2017
La Presse de Tunisie .tn











Art dans l’air

Pascal Mahaud réalise avec la Cie « Les herbes folles » une performance, qui apporte une animation à l’exposition se tenant actuellement à la galerie d’art Espace Morastel à Mauguio « l’Espagnole », près de Montpellier.

Exposition du 20 janvier au 10 février 2017

Le Flamenco nous raconte une nouvelle histoire : « Matérialiser l’intouchable comme un pas de danse, une empreinte sonore. »

« Le Flamenco a trop de personnalité, trop de caractère et trop de force émotive pour garder la même forme toute sa vie. » (Paco de Lucía).

La performance
L’un des moments les plus merveilleux dans la vie d’une expression artistique est certainement le choix d’un langage partagé. L’irruption d’une poétique originale, entrecroisée. HUELLAS de Pascal Mahaud est une manifestation hybride : danse et graphisme mêlés.Une œuvre d’art composée à partir de deux types d’œuvres d´art, dont les variations dépendront strictement de l’aléatoire. La fougue sensuelle de la bailaora et la grâce hasardeuse des mouvements et des traces d’encre sur le papier.

Les taconeos (utilisation rythmique percussive des talons) frappent la tabla (estrade flamenca) sur laquelle est disposée une plaque encrée recouverte de papier. La percussion du taconeo imprègne ledit papier pour créer des compositions complexes, imprévues : un écho andalou trépidant au rythme du chant et de la guitare flamencos de la troupe « Fantasía flamenca ».

L’exposition rassemble des grands formats, du type de ceux réalisés lors de la performance, des sérigraphies et des plaques d’impression ( carton, bois…). Le projet de Huellas a vu le jour à Béziers en 2002, dans le cadre de l’exposition Mano a mano. Les tirages sont effectués en double partenariat avec l’atelier Gyrinus de Frontignan, conduit par Caroline Blondeel et la Maison de la Gravure Méditerranée de Caslenau-le-Lez, dirigée par Vincent Dezeuze.

Guy Rieutort











Le 21° siècle sera gravé ou ne sera pas
Vendredi 24 Septembre 2010, 11° Foire d’Art Contemporain Méditerranée ARTNÎM.

Pascal Mahaud, artiste peintre plasticien, actuellement en résidence à La Maison de la Gravure Méditerranée et initiateur de la performance HUELLAS au stand de la Maison de la Gravure Méditerranée. HUELLAS devrait donner lieu à un travail d’exposition, Hivernales de la Danse Flamenca, 2011.

Comment établir une juxtaposition entre visible et invisibilité, mémoire et temps présent ? Comment matérialiser la représentation plastique d’une force, d’une puissance, d’une énergie ? Ces questions sont les points de départ d’une série de recherches menées par Pascal Mahaud dans le cadre de la danse Flamenca.

Par l’impression directe puis par un travail classique de gravure (traces visuelles), Pascal Mahaud, retrace et figure les impacts très rythmés, frappés, marqués, tapés, des pas du flamenco. Déployée depuis le sol, cette énergie de la danse est ensuite érigée par les danseurs vers le ciel. C’est précisément cette source d’énergie ancestrale que questionne et interroge Huellas. Cette diagonale du regard de l’artiste proposée par la performance HUELLAS, explore et nous avec, une approche formelle et sensible des liens antiques et renouvelés : union de la danse et du dessin, de l’espace et de la surface, du déplacement et de l’empreinte.

L’espace n’est-il pas nomade par essence ? La surface n’est-elle pas forme insulaire de la temporalité ? Par sa limitation physique, elle devient support à l’encrage du signe temporel.Retour ligne automatique
Pascal interroge également le positionnement artistique dans ce processus de captation de l’énergie-danse au moment de son plus haut degré d’intensité, celle de la performance même. Intervenir, peu, quand, comment ?

Capter puis exposer le jaillissement dansé, matérialisé de l’antique duende flamenca, c’est le projet inédit et original auquel nous convie l’artiste plasticien Pascal Mahaud par une perspective conceptuelle de l’expérimentation artistique.Retour ligne automatique
L’Homme abordé dans ses trois dimensions : corps, esprit, âme, est souvent soumis aux plus grandes tensions, pressé, déformé, écorché, blessé, étiré jusqu’à la dislocation de ses trois dimensions, parfois à son insu. Il atteint un précaire équilibre au sein d’un monde insidieux qui peut être chargé d’une violence ou d’une agressivité invisible. Pour ne pas succomber, il doit se construire, se reconstruire en permanence.Retour ligne automatique
Certainement en se reconnectant aux sources intemporelles et ancestrales du feu sacré raconte HUELLAS.Retour ligne automatique
L’Homme corps-esprit-âme y est décliné selon différentes techniques. Chaque dimension appelle à une matière particulière. Le travail du papier, représente le concret, le côté matériel, le physique, le corps tel une peau qui se pigmente, se tache, s’écorche ou se déchire face au monde extérieur. Elle peut dévoiler peu à peu une blessure de l’esprit ou de l’âme façonnée par la peinture.

Hermine Olivia Leherle
Médiatrice Culturelle